Dionysos - Haïku
Dionysos - Le Bikini - 13/03/2008
Ce n'est pas dans mes habitudes, mais on a franchement bien fait d'arriver en retard ce soir là , et de rater le début d'une atroce première partie qui nous a fait rire autant qu'elle nous a saoulé. On était là pour Dionysos, et vraiment pas pour ce groupe étrange, qui produisait une musique qui aurait pu être pas mal, si elle n'avait pas été gâchée par les textes et l'horrible chant de leur frontman grabataire (oui, rien que ça). Apparemment, si il est possible de durer dans le rock, il est impossible de commencer après 40 ans.
Si un jour on vous laisse le choix entre aller voir un concert de Bloc H et vous faire retourner les ongles des orteils avec une pince rouillée, réflechissez bien, le pire n'est pas forcément celui qu'on croit...
Bref, on ne va pas en rajouter, parlons plutôt de Dionysos, on est quand même là pour ça.
Dionysos en live c'est un concentré d'énergie, et forcément, dés leur arrivée sur scène, ils ont déjà le public dans leur poche. Le concert s'ouvre comme le dernier album par une symphonie de tictacs d'horloge et
Le jour le plus froid du monde avant de continuer directement avec le tube
Song for Jedi qui vient réveiller ceux qui auraient pu ne pas encore se rendre compte que c'était déjà commencé.
Bon, après une semaine, je vous avoue que j'ai plutôt oublié les titres joués et leur ordre. Le show a néanmoins fait la part belle aux morceaux du dernier album :
Cunnilingus Mon Amour ! (je vais faire péter les stats du blog avec des mots clés comme ça) que Mathias nous a fait hurler en choeur,
L'Homme Sans Trucage,
King of the Ghost Train ou encore
Mademoiselle Clé. Un petit extrait de
Haïku
,
Wedding Idea a néanmoins réussi à se frayer un chemin dans cette setlist, et
Monsters in Love
a été plutôt bien représenté, avec
La Métamorphose de Mister Chat (et son fameux concours de
Ta gueule le chat !!
) ou encore un incroyable
Giant Jack en rappel, sur lequel, Mathias fidèle a lui même a parcouru toute la salle en slam, avant de se faire hisser sur la mezzanine du Bikini d'où il a chanté un petit couplet
a capella, avant de se faire redescendre et de reparcourir le chemin inverse, toujours porté par la foule.
L'un des atouts indéniables de cette tournée est la présence d'une section de cuivres (2 ça compte pour une section ?) qui viennent se mêler comme si de rien n'était aux nombreux instruments déjà sur scène (banjo, ukulélé, violon, contrebasse...) et ajoute une nouvelle dimension aux différents morceaux. On pourrait aussi parler de la présence
surprise
d'Olivia Ruiz sur deux chansons, mais je la soupçonne d'être pistonnée...
Après un salut façon troupe de théâtre, le groupe quitte la scène, Mathias revient chanter
a capella un petit bout de
Miss Acacia, se délecte des applaudissements et quitte la scène pour de bon.
Une fois encore Dionysos sur scène aura tenu ses promesses, de l'énergie, de l'humour, un bon groupe et de la bonne musique, de l'invention et de la mise en scène, un chanteur fou... Tout ce qu'il faut pour passer une bonne soirée.